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Prix du lait : « Ne pas descendre sous 450 euros les 1 000 litres »

La FDSEA de la Manche a manifesté vendredi 6 février devant l'usine Lactalis d'Isigny-le-Buat pour dénoncer la baisse du prix du lait.

Deux jours après la signature de l’accord entre l’Unell et Lactalis sur le prix du lait de février et mars 2026, les éleveurs manchois se sont postés devant une usine pour souligner leur mécontentement.

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Aux portes de l’usine Lactalis d’Isigny-le-Buat dans la Manche, les éleveurs ont répondu à l’appel de la FDSEA et de Jeunes Agriculteurs ce vendredi 6 février 2026, deux jours après une mobilisation à Domfront dans l’Orne. Sans vouloir remettre en cause l’accord du 4 février entre l’Unell (Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis) et Lactalis, les responsables syndicaux refusent que le prix du lait repasse en dessous des coûts de production, soit 450 euros les 1 000 litres. Avec 406,53 euros en 38/32 pour février et mars dans cet accord, le compte n’y est pas. Nicolas Boulé, secrétaire général adjoint de la FDSEA 50, résume ainsi l’objectif du jour : « montrer notre mobilisation ».

La tension est palpable parmi les éleveurs présents dont certains confient sous-alimenter leur troupeau pour raison économique tout en craignant l’impact à long terme sur leurs animaux. Devant l’usine Lactalis, la pilule passe d’autant moins que le leader mondial des produits laitiers a dénoncé en 2024 les contrats de 272 producteurs français évoquant un objectif de maintien du prix.

Appel au stockage privé

Ludovic Blin, président de la section laitière de la FDSEA et vice-président de la FNPL, martèle : « C’est inacceptable. » Le syndicat pointe le différentiel de prix de prix estimé à 30 euros les 1 000 litres depuis 2022 en défaveur des éleveurs français, comparativement à leurs homologues allemands. Ludovic Blin en appelle à tous les industriels « à un retour d’ascenseur pour pérenniser la filière ». Il demande une transparence sur les mix produits pour le calcul du prix payé aux producteurs et une prise en compte des indicateurs à leur juste valeur.

Le syndicaliste souhaite également une intervention de la Commission européenne pour soutenir le stockage privé dans un contexte d’incertitude sanitaire liée à la FCO. Pointant les importations de produits laitiers, il considère qu’il est aussi possible de trouver une solution nationale à la crise conjoncturelle mondiale.

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